La coriandre, qui n'a jamais le même goût d'un pays à l'autre, a ici une saveur grasse et une odeur capiteuse de femme. La menthe, achetée en bottes énormes d'interminables tiges, se fourre jusqu'à ras-bord dans la théière en fer blanc. Une cuillerée de thé vert en-dessous, un "lingot" de sucre au-dessus, de l'eau frémissante : le thé à la menthe, bonbon liquide, accompagne la journée. Sur l'étal terreux du primeur, les pommes sont cabossées, les carottes tordues, les pommes de terre germées ; quand on y croque, on se reproche d'avoir laissé Paris nous faire oublier combien ces choses-là ont du goût.
Comme au Brésil, il faut tout nettoyer, fermer, protéger : les fourmis, pour un petit raisin tombé par terre, ont vite fait d'en faire le nouveau rond-point de leurs files indiennes.
Le vent du matin apporte jusque sur la terrasse l'odeur de la marée. Au loin, sur le banc de sable qui émerge de la lagune, une silhouette de pêcheur dérange les oiseaux, à la recherche des palourdes que si on veut, on ira lui acheter tout à l'heure.
Comme au Brésil, il faut tout nettoyer, fermer, protéger : les fourmis, pour un petit raisin tombé par terre, ont vite fait d'en faire le nouveau rond-point de leurs files indiennes.
Le vent du matin apporte jusque sur la terrasse l'odeur de la marée. Au loin, sur le banc de sable qui émerge de la lagune, une silhouette de pêcheur dérange les oiseaux, à la recherche des palourdes que si on veut, on ira lui acheter tout à l'heure.



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