L'un est un perroquet blanc et jaune à joues rouges, si vieux que son bec a l'air d'être fait en corne de pieds. Ses cris ressemblent au jappement d'une souris tant il est enroué, comme si sa voix avait déjà un pied dans la tombe. Il passe sa journée à monter et descendre le long des barreaux de sa cage en s'aidant de son bec comme d'une troisième patte. Il ne fait de bruit que quand on s'approche. Alors on le laisse tranquille.
L'autre est un inséparable séparé depuis un an de sa belle et complètement fou. Il reste plongé pendant des heures dans le silence et l'apathie, puis tout à coup, sans qu'aucune raison apparente puisse l'expliquer, se met à crier, à roucouler, à piailler, à glousser, à gémir, à voleter partout dans sa minuscule cage, à manger son perchoir. Il inspire des pulsions meurtrières à quiconque l'approche. Francis lui marmonne : "un jour, je vais t'étrangler".
Il ne doit sa vie qu'à Xochitl.
Il n'a même plus de prénom.
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