Après deux jours de bateau, arrivée à Santarem, village endormi aux maisons de deux étages, organisé le long d'une promenade face à l'Amazone où les habitants mangent des brochettes en écoutant la musique qui sort de leur voiture toutes portes ouvertes. Dans la pénombre des rues vides, on se croirait dans quelque village côtier de la méditerranée si on ne constatait pas, comme à Manaus, la cruelle et paradoxale absence de la nature : aucun arbre le long de cette promenade où pourtant, la journée, il fait horriblement chaud.
Étrange de se dire que les grandes villes (manaus en amont, belem en aval) sont à deux jours de bateau (les routes ne sont pas praticables) et que le prochain village est de l'autre côté du fleuve... c'est-à-dire à 6h de bateau.

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