Le Code de la route, ici, a pour sous-titre la loi de la Jungle. La priorité à droite, les syriens ne connaissent pas. C'est la bouillabaisse à chaque carrefour : des voitures dans tous les sens, collées-serrées, hop, petit pont, queue de poisson, hiiii, freinage, tac, machine arrière, hop, droite, coup de volant, gauche, tut tuuuut coup de klaxon, je suis là habibi attention, dégage de mon chemin espèce d'âne, tut tut, et nous voilà passés.
Hier, nous montons dans un taxi. Le chauffeur a des verres de lunettes épais comme des culs de bouteille et aucune dent de devant. On ne comprend rien a ce qu'il dit, et quand il veut nous parler, il se retourne entièrement vers nous.
BAM, il pile à quelques centimètres d'une voiture arrêtée au feu. Hiiii, la voiture derrière manque de nous emboutir. Il braque le volant a chaque tournant. Axel et moi nous mettons fébrilement à la recherche des ceintures qui sont, comme d'habitude ici, cachées quelque part sous les sièges ou coincées par des pinces à linge pour rester lâches autour du corps. Tant pis pour la manucure et la saleté, je plonge la main entre le dossier et le siège, parce que là le danger est très clair.
A peine la ceinture bouclée, Axel relève la tête et se met a crier : "chouf, chouf ! CHOUF ! REGARDE !!!" Hiiiiiiiiii, le vieux-n'a-qu'une-dent freine brutalement à quelques millimètres d'une voiture qui barre la route. "Hmar ! Espèce d'âne !" lui crie Axel. "Elle était là depuis dix minutes et tu t'arrêtes pas ! Tu as failli nous tuer tous"
"Ne t'inquiete pas habibi !" dit le vieux chauffeur. "Ne t'inquiete pas ! Je ne vois pas, mais j'entends tout !"
Hier, nous montons dans un taxi. Le chauffeur a des verres de lunettes épais comme des culs de bouteille et aucune dent de devant. On ne comprend rien a ce qu'il dit, et quand il veut nous parler, il se retourne entièrement vers nous.
BAM, il pile à quelques centimètres d'une voiture arrêtée au feu. Hiiii, la voiture derrière manque de nous emboutir. Il braque le volant a chaque tournant. Axel et moi nous mettons fébrilement à la recherche des ceintures qui sont, comme d'habitude ici, cachées quelque part sous les sièges ou coincées par des pinces à linge pour rester lâches autour du corps. Tant pis pour la manucure et la saleté, je plonge la main entre le dossier et le siège, parce que là le danger est très clair.
Tout en haut de la rue, notre appartement...
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