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dimanche 17 juin 2012

Favela climbing

La semaine dernière, je suis allée visiter la favela Santa Marta (Dona Marta pour les évangélistes, très nombreux ici). Il y a quelques années, elle a été rendue célèbre par Mickael Jackson, qui y a tourné le clip de "They don't care about us". A l'époque, c'était une favela très dangereuse, tenue par les dealers, semblable à ce qu'on voit dans le terrible film Cidade de Deus. Elle a été pacifiée récemment.


L'idée d'y faire du tourisme est assez étrange. On se demande si c'est pour satisfaire notre voyeurisme ou pour faire progresser notre conscience sociale. Les rues (c'est-à-dire les escaliers) ont la largeur d'une personne, les fenêtres sont ouvertes, le linge pend partout : visiter la favela, c'est presque comme passer par le salon des gens qui y vivent. De leur part, pourtant, aucune animosité. Le guide dit qu'ils sont contents : notre présence contredit la chanson de M.J..



Les favelas peuvent sembler pittoresques de loin : des tas de petites maisons colorées empilées les unes sur les autres au flanc d'une montagne escarpée. De l'intérieur, ce sont simplement des bidonvilles. Maisons de tôles et de briques grossièrement cimentées, les unes délabrées, les autres en cours de construction, sol jonché d'excréments de chiens errants, ruisseaux qui emportent les immondices.


Bref, la misère. Le point positif est cependant que les favela, qui se comptent par centaines à Rio, sont au coeur de la ville, au coeur de quartiers chics, sans frontière entre les différents milieux. Et que ce sont les habitants des hauteurs qui ont les plus belles vues...



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