Cela fait six mois que je voyage. Mes yeux se sont habitués aux horizons vastes, mes oreilles à percevoir les échos du lointain et le temps semble chaque jour s'allonger davantage.
La vie à Oualidia est calme, faite de peu de divertissements et de beaucoup de songes. Je ne regarde plus ma montre : c'est le soleil qui me dit mon programme. Je sais quel mois nous sommes mais j'ignore quel jour, et c'est lorsque je vais parler à mes amis sur Facebook que je me rends compte qu'il existe encore des lundi et des dimanche.
La solitude aussi est devenue une habitude. Une manière d'être à soi-même nourriture et compagnon. C'est une impression étrange, quand on vit dans un village où on ne connaît personne, de se dire que la maison si familière est familière pour soi seule. C'est encore plus étrange, puisque je vis dans une résidence de maisons de vacances, de se dire que ce qui pour moi existe tous les jours depuis un mois, les allées de fleurs, les multiples chats à qui j'ai donné des noms, les hirondelles qui au crépuscule se rafraîchissent dans la piscine et le roulement lointain de la mer, sont pour les autres un événement d'une semaine.
Moi seule connaît ma réalité. C'est une forme de solitude dont je n'avais encore jamais fait l'expérience.
La vie à Oualidia est calme, faite de peu de divertissements et de beaucoup de songes. Je ne regarde plus ma montre : c'est le soleil qui me dit mon programme. Je sais quel mois nous sommes mais j'ignore quel jour, et c'est lorsque je vais parler à mes amis sur Facebook que je me rends compte qu'il existe encore des lundi et des dimanche.
La solitude aussi est devenue une habitude. Une manière d'être à soi-même nourriture et compagnon. C'est une impression étrange, quand on vit dans un village où on ne connaît personne, de se dire que la maison si familière est familière pour soi seule. C'est encore plus étrange, puisque je vis dans une résidence de maisons de vacances, de se dire que ce qui pour moi existe tous les jours depuis un mois, les allées de fleurs, les multiples chats à qui j'ai donné des noms, les hirondelles qui au crépuscule se rafraîchissent dans la piscine et le roulement lointain de la mer, sont pour les autres un événement d'une semaine.
Moi seule connaît ma réalité. C'est une forme de solitude dont je n'avais encore jamais fait l'expérience.

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