Pour mes progrès en Anglais, le Cheers Cocktail Bar, c'est pas l'idéal. Il y a mon formateur, le Brésilien Reuther (surnom : Hilton), qui a laissé femme et enfant au Brésil le temps de faire fortune à Londres ; le petit Polonais Przemek (aka Pshitt), qui rêve de passer barman mais qui pour l'instant n'est que "barbek", porteur de caisses de bière ; le Polonais Nachoman, surnommé ainsi parce que lorsque le bar ferme à 3h du mat' il prépare une grosse plâtrée de nachos pour nos ventres affamés ; Edwin le chilien, que la solitude quotidienne au vestiaire rend un petit peu socialement inadapté ; Monica, l'Italienne qui se fait 400£ de pourboire par soir et partage avec nous...
Il y a encore Claudia, la Brésilienne belle comme Sofia Loren ; Silvia, la catalane qui dit "cabron" à chaque fois qu'on l'appelle "Spanish" ; le slovaque Bronislav, qui râle parce qu'on le croit Polonais et qui se prend pour le rappeur 50 Cents ; l'Italienne Anna, qui a des moments d'absence ("Isa, how to you make a vodka-apple ?") et des éclairs de génie (elle me parle de Nietzsche et de Schopenhauer en coupant les citrons) ; Lisa l'Allemande suicidaire ; Mélanie la Française qui se prétend néozélandaise et me poursuit avec constance de sa jalousie mesquine.
Bref, il n'y a que deux Anglais dans tout le bar : les deux managers Tim et David (les deux autres sont l'un Français, l'autre Indien). Je suis amoureuse du premier (gros cliché, je sais) et je m'entends très bien avec les trois autres. Ce qui explique sans doute que je n'aie toujours pas été virée, malgré les verres cassés, les erreurs de caisse et les oublis divers dont je me rends coupable chaque jour.
Il y a encore Claudia, la Brésilienne belle comme Sofia Loren ; Silvia, la catalane qui dit "cabron" à chaque fois qu'on l'appelle "Spanish" ; le slovaque Bronislav, qui râle parce qu'on le croit Polonais et qui se prend pour le rappeur 50 Cents ; l'Italienne Anna, qui a des moments d'absence ("Isa, how to you make a vodka-apple ?") et des éclairs de génie (elle me parle de Nietzsche et de Schopenhauer en coupant les citrons) ; Lisa l'Allemande suicidaire ; Mélanie la Française qui se prétend néozélandaise et me poursuit avec constance de sa jalousie mesquine.
Bref, il n'y a que deux Anglais dans tout le bar : les deux managers Tim et David (les deux autres sont l'un Français, l'autre Indien). Je suis amoureuse du premier (gros cliché, je sais) et je m'entends très bien avec les trois autres. Ce qui explique sans doute que je n'aie toujours pas été virée, malgré les verres cassés, les erreurs de caisse et les oublis divers dont je me rends coupable chaque jour.
Donc je fais de grands progrès en Italien, je commence à avoir une bonne pratique du Polonais, et je sais faire un Cosmopolitan.
Qui a dit que je ne tiendrais pas deux semaines ?
Qui a dit que je ne tiendrais pas deux semaines ?
Kurva mat'.


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