Articles par pays

jeudi 10 août 2006

Yangshuo : miam miam beurk

Nous sommes bien loin dans la campagne chinoise, là où les paysans ont des chapeaux chinois et où les buffles dorment dans les trous d'eau.
Le restaurant s'ouvre par une sorte de petit zoo de ragondins, de poissons et de serpents. On choisit la bête qu'on veut et le personnel l'exécute sous vos yeux.
La serveuse nous propose un serpent. Clara et maman grimacent, papa et moi nous disons pourquoi pas ?. Mais celui qu'elle nous propose est beaucoup trop grand. Elle nous en sort alors un en faisant la moue : ces petits-là n'ont aucun goût (la chose fait bien un mètre). Blasée devant nos choix de touristes, elle attrape le "petit" au cou à l'aide d'une pince, pousse un seau du pied, suspend la victime (qui s'agite comme un lasso qu'on fait tournoyer) au-dessus, prend de grands ciseaux rouillés et demande :
- vous voulez le sang ?
- Du serpent ?? Pour quoi faire ???
Du menton, elle désigne deux verres qui attendent là, bien propres, d'être remplis.
- C'est bon pour la santé.
- Une autre fois, merci.
Elle hausse les épaules et sans plus de palabres, elle coupe le cou du serpent qui d'un coup devient raide comme un bâton. Elle vide le sang dans le seau.
- En soupe, en grillade ?
En soupe, demandons-nous, pour que l'apparence de la bête soit moins visible...

C'est visqueux, ça colle aux dents comme de la gélatine, ça n'a aucun goût et c'est plein d'arrêtes.

Pardon, petit serpent.

dimanche 30 juillet 2006

Hongrie : notre très chère proprio

La vieille toute enturbannée de bigoudis nous réveille à 7h du mat à coups de "Schnell ! schnell !". Quoi, quoi, schnell ?? Elle nous fait le signe que c'est l'heure de prendre le petit déjeuner. Cette femme-là a dû être militaire dans une autre vie, et nous obéissons malgré (ou à cause) du sommeil.

Elle nous fait descendre dans sa salle de petit-déjeuner. Au menu : oeufs (seulement si on demande, et mal cuit), tomates, jambon, fromage. "Schnell ! Schnell !" oui, oui, voilà, on mange. Même si on n'a pas faim.

"Schnell ! Schnell ! Out !" oui, oui, ça va, voilà, on prend nos valises, on lui rend sa clé, on est dehors.

C'est une fois sur le trottoir, lorsque nous avons vu les nouveaux locataires arriver, que nous avons enfin compris : si la vieille nous a virées de chez elle à 7h15 du matin, pour un avion prévu à 13h20, ce n'est pas pour que nous arrivions à l'heure à l'aéroport.

mercredi 26 juillet 2006